Au sujet de l'ego... Ce que j'avais envie de te dire... c'est que celui qui est énervé par la présence de l'ego, c'est aussi l'ego qui se
déguise d'une façon plus subtile.
Comprenant cela, on pourrait être tenté, dans une situation comme celle-ci, d'aller vers "cet ego plus subtil" et de le voir aussi comme une
présence indésirable... Mais dans ce cas, ce serait encore une intervention d'ego... toujours plus subtile ; ce qui aboutirait à une sorte de cerce vicieux dont il serait impossible de
réchapper.
Mais en fait il n'y a qu'un ego qui peut avoir envie de se libérer; il n'y a rien de mal en cela car c'est sans doute nécessaire pour démarrer la
quête spirituelle. Mais il arrive un moment dans ce parcours où justement il n'y a plus rien que l'on doive faire pour se libérer. Car en fait la libération s'impose d'elle-même
et par elle-même.
Tu es déjà libérée en fait mais le mouvement que la quête spirituelle entraîne en toi crée lui-même le voile qui gêne la révélation de
ce qui est.
Il est une force en soi qui prend en charge, il suffit de la laisser faire et de suivre le courant (en d'autres termes, si tu envie d'écrire, tu
écris... si tu ressens de méditer, médite... etc.)
Pour revenir à cette structure d'enfermement où l'ego aspire à se libérer et que tu traduis en disant "qu'il t'énerve". L'issue se trouve dans
la compréhension que l'ego n'est pas condamnable. A plus tu essaie de le bloquer ou de le restreindre, à plus il se renforce, à plus il prend de l'importance.
Ces mouvements en toi où l'ego s'agite correspondent à une necessité, ils sont la conséquence d'élimination de tensions, d'élimination de stress et
en ce sens ils peuvent être acceptés. Un peu comme lorsque l'on baille ou que l'on s'étire... on ne voir rien de blâmable en cela n'est-ce pas ? Là c'est pareil... laisser en toi ce
mouvement du mental suivre son propre cours, son propre mouvement.
Merci Jean Yves pour ta réponse pertinente...
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